mercoledì 6 marzo 2013

Amstredam Jacques Brel



Dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui chantent
Les rêves qui les hantent
Au large d'Amsterdam


Dans le port d'Amsterdam 
Y a des marins qui dorment 
Comme des oriflammes 
Le long des berges mornes 


  
Dans le port d'Amsterdam 
Y a des marins qui meurent 
Pleins de bière et de drames 
Aux premières lueurs 
Mais dans le port d'Amsterdam 
Y a des marins qui naissent 
Dans la chaleur épaisse 
Des langueurs océanes 

Dans le port d'Amsterdam 
Y a des marins qui mangent 
Sur des nappes trop blanches 
Des poissons ruisselants 
Ils vous montrent des dents 
A croquer la fortune 
A décroisser la lune 
A bouffer des haubans 
Et ça sent la morue 
Jusque dans le coeur des frites 
Que leurs grosses mains invitent 
A revenir en plus 
Puis se lèvent en riant 
Dans un bruit de tempête 
Referment leur braguette 
Et sortent en rotant 
Dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui dansent
En se frottant la panse
Sur la panse des femmes
Et ils tournent et ils dansent
Comme des soleils crachés 


Dans le son déchiré 
D'un accordéon rance 
Ils se tordent le cou 
Pour mieux s'entendre rire 
Jusqu'à ce que tout à coup 
L'accordéon expire 
Alors le geste grave 
Alors le regard fier 
Ils ramènent leur batave 
Jusqu'en pleine lumière 







Dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui boivent
Et qui boivent et reboivent
Et qui reboivent encore
Ils boivent à la santé
Des putains d'Amsterdarn
De Hambourg ou d'ailleurs
Enfin ils boivent aux dames
Qui leur donnent leur joli corps
Qui leur donnent leur vertu
Pour une pièce en or
Et quand ils ont bien bu
Se plantent le nez au ciel
Se mouchent dans les étoiles
Et ils pissent comme je pleure
Sur les femmes infidèles 








Dans le port d'Amsterdam 
Dans le port d'Amsterdam

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